Les
sciences du vivant n'ont pas inventé l'agriculture. Ce sont les
paysans eux-mêmes qui, depuis le néolithique, ont sélectionné
les espèces, races ou variétés, privilégié
leur développement, répondant à la demande en produits
alimentaires, en matières premières, aménageant
les territoires. Des formes variées d'agricultures sont alors
apparues, adaptées aux conditions écologiques de chacun
des "pays".
Aujourd'hui
300 millions d'exploitations agricoles de notre planète sont
intégrées à l'économie de marché.
Engagées dans un processus de spécialisation, de mécanisation
et de "chimisation", leur impact sur la santé humaine
et l'environnement se fait de plus en plus critique. Les autres exploitations
quant à elles, un milliard, fonctionnent sur le mode des agricultures
paysannes, produisent d'abord de quoi nourrir les familles et sont confrontées
de manière récurrente à la pauvreté et à
la faim.
Après
ce constat alarmant, la recherche agronomique dans nos sociétés
est mise en cause, au Nord comme au Sud. N'a t-elle pas jusqu'ici plutôt
privilégié la productivité aux dépends de
formes d'agricultures paysannes plus respectueuses de l'environnement ?
Ne faut-il pas alors que la société civile, et ses agriculteurs
en particulier, s'impliquent dans l'orientation des recherches ?
Que les résultats soient applicables aux conditions locales et
puissent être appropriés par le plus grand nombre ?
=> Conférence de Marc Dufumier (agro-économiste)
=> Résumé des interventions de Christian Planque