Dans cette espèce, et à l'exception de subsp. carthlicum, la différence entre blés nus et vêtus est déterminée par un système polygénique, et non par le seul gène Q comme chez T. aestivum. La subsp. dicoccum à grains vêtus représente le type cultivé primitif dont les autres types à grains nus sont issus.
Sa forme sauvage est T. turgidum subsp. dicoccoides (Körn.) Thell. (nom alternatif : T. dicoccoides Körn. ex Schweinfurth). Ce blé sauvage a une aire de distribution réduite au Croissant fertile, mais forme des populations importantes. Dans le nord-est de son aire, il pousse en sympatrie avec un autre blé tétraploïde, T. timopheevi subsp. armeniacum, impossible à distinguer morphologiquement. L'étonnant est qu'il a fallu attendre 1906 pour que le botaniste Aaronsohn découvre ce blé sauvage en Palestine. Avant lui, un seul fragment d'épi avait été repéré par Körnicke dans l'herbier de Vienne, mélangé à de l'orge sauvage, et la plupart des botanistes pensaient que le blé sauvage s'était éteint à la suite des changements climatiques. . |
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