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Engrain
Triticum monococcum
L.
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2n
= 14, génome AA
Blé diploïde
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Noms
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Engrain,
petit épeautre |
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Small
spelt, einkorn |
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Einkorn |
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Escaña,
escaña menor, esprilla, carraón |
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Spelta
minore, piccolo farro |
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Kleine
spelt, eenkoorn |

Biologie
de l'engrain
Sa forme sauvage
est T. monococcum subsp. boeoticum (Boiss.) A.et D. Löve
[syn. T. boeoticum Boiss.]. Elle comprend des types à
épillets à une graine, parfois
appelés T. aegilopoides (Link) Bal., des types à
épillets à deux graines, T. thaoudar Reuter, ainsi
qu'un type très particulier, T. urartu Tuman., qui ne
se croise pas avec les autres.
L'engrain sauvage
est répandu de la Turquie à l'Irak et à l'Iran.
On le retrouve également dans les Balkans et en Crimée,
où il est considéré comme adventice. C'était
le seul blé sauvage connu au XIXe siècle.
L'engrain cultivé
est un blé de petite taille (moins de 70 cm), au rendement faible,
mais il survit sur des sols pauvres où les autres espèces
ne donnent rien.
Les épillets
ont deux fleurs, dont l'une est souvent stérile. Chez l'engrain
sauvage, les deux glumelles portent une longue
arête, alors que seule la lemma a une arête dans les formes
cultivées. Chez l'engrain cultivé, seuls les épillets
du sommet de l'épi se désarticulent parfois à maturité.
Que ce soit au battage ou une fois désarticulés, les épillets
restent attachés au segment du rachis situé au-dessous
de l'épillet.
2n
= 14
Génome AA
Blé diploïde
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Types
d'engrain
L'engrain est une
espèce relativement uniforme, dont la plupart des cultivars ne
contiennent qu'un grain par épillet,
d'où son nom allemand Einkorn.
Il existe cependant des cultivars à deux grains par épillet.
Une forme à
grains nus a été récemment identifiée, et
nommée T. sinskajae A. Filat. et Kurk.. Elle n'est cultivée
qu'au Daghestan (d'après Bonjean). Elle a été isolée
en 1970 d'une population d'engrain récoltée par Joukovsky
en Turquie en 1926 (Mansfeld).
Histoire
de l'engrain
La collecte d'engrain
sauvage a dû précéder de plusieurs millénaires
sa mise en culture. Des restes en ont été trouvés
datant de 10000 - 9000 av. J.-C. à Tell Abu Hureyra et de 8000 av. J.-C. à Mureybit (nord de la Syrie).
L'engrain cultivé
apparaît vers 7000 - 6000 av. J.-C. des piémonts de l'Anatolie
à l'ouest de l'Iran. Il se répand ensuite en Palestine,
puis au Proche-Orient, mis à part les zones les plus chaudes.
Alors qu'il était resté jusqu'alors moins important que
l'amidonnier et l'orge, il participe
aux débuts de l'agriculture à Chypre et en Grèce
vers 6000 av. J.-C., et devient une des céréales importantes
dans les Balkans puis dans la région danubienne vers 4500 - 4000
av. J.-C., souvent en mélange avec l'amidonnier. Par contre, il
reste rare au début de l'agriculture dans l'ouest de la Méditerranée
(5000 av. J.-C.).
D'après
Pline (18, 81), les Romains ne le cultivaient pas, mais le connaissaient
sous un nom grec (typhe) pour l'avoir vu ailleurs.
L'engrain se retrouve
dans les cités lacustres néolithiques de Suisse, du Wurtemberg
et de Thuringe. Il est resté important en Europe pendant tout
l'Age du Bronze, alors qu'il est progressivement remplacé par
des blés nus au Proche-Orient. Sa culture a persisté un
peu partout en Europe jusqu'au début du XXe siècle, où
elle a considérablement régressé.
Dans le nord-ouest
de la Géorgie, T. monococcum était cultivé
en mélange avec T. timopheevii
et T. zhukovskyi, sous le
nom de zanduri.
Géographie
de l'engrain
L'engrain est devenu
une culture relique, et n'est plus guère cultivé que dans
des zones de montagne au Proche-Orient, Irak, Iran, Caucase, Crimée,
Roumanie (Siebenbürgen), Yougoslavie, Suisse, Autriche (éteint),
France, Espagne, Maroc. En Espagne, 120 000 ha sont cultivés
comme fourrage pour les mulets et les porcs. En France, c'est le "petit
épeautre" cultivé en Haute-Provence.
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