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Épeautre
Triticum aestivum L.
subsp.
spelta (L.) Thell.
Les
autres Triticum aestivum
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Nom
alternatif : Triticum spelta L.
2n
= 42, génome AABBDD
Blé hexaploïde
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Noms
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Épeautre,
grand épeautre |
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Spelt |
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Spelz,
spelzweizen, dinkel |
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Escanda,
escaña, espelta |
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Spelta,
faricello, grande farro |
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Rijs
spelt, duitse spelt |
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Espelta |
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Biologie
de l'épeautre
Lors du battage,
on obtient non pas des grains nus, mais des épillets
entiers, avec leurs glumes et glumelles, ainsi qu'un segment du rachis.
Au contraire des autres blés vêtus diploïdes et tétraploïdes,
c'est le segment situé au-dessus de l'insertion de l'épillet
qui reste adhérent, et non celui situé au-dessous.
2n
= 42
Génome AABBDD
Blé hexaploïde
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Histoire
de l'épeautre
L'épeautre
apparaît au 5e millénaire av. JC., et peut-être déjà
au 6e millénaire, au sud-est de la Caspienne. Dès 4700
av. JC., on le retrouve en Moldavie, puis vers 3750 av. JC. en Bulgarie.
Il s'agit au début d'impuretés dans des cultures d'engrain
ou d'amidonnier, puis de cultures pures d'épeautre. A l'Age du
Bronze et du Fer, il est bien établi dans toute l'Europe centrale
et du Nord.
Les Romains ont
adopté tardivement (301 après JC.) le nom de spelta,
d'origine germanique, et plus précisément de Pannonie
selon Saint-Jérôme. Mais très tôt, ce nom
semble avoir désigné à la fois le grand épeautre
(T. aestivum subsp. spelta) et le petit épeautre
(T. monococcum). L'extension de
sens du nom allemand Spelz et de ses équivalents dans
les autres langues à tous les blés vêtus a été
entretenue par le fait que Spelzen désigne les "
enveloppes " (glumes et glumelles) des blés. En grec, on
pense que le zeopyron, cité tardivement par Galien, était
également l'épeautre.
L'épeautre
était très estimé au Moyen-Age. Pour Hildegarde
de Bingen : "Le spelta est un excellent grain, de nature
chaude, gros et plein de force, et plus doux que les autres grains :
à celui qui le mange, il donne une chair de qualité, et
fournit du sang de qualité. Il donne un esprit joyeux et met
de l'allégresse dans l'esprit de l'homme. Sous quelque forme
qu'on le mange, soit sous forme de pain, soit dans d'autres préparations,
il est bon et agréable."
L'épeautre
est longtemps resté préféré dans certaines
régions européennes pour son goût, mais il demandait
une opération de plus que le
blé tendre, le décorticage. Avec la disparition au
XIXe siècle des moulins artisanaux qui détenaient ce savoir-faire,
l'épeautre a pratiquement disparu. Le gruau d'épeautre
a dû également reculer devant la semoule de blé
dur. De nos jours, il fait partie des céréales recherchées
par les tenants de l'agriculture biologique et d'une alimentation diététique,
et connaît un regain d'intérêt.
Géographie
de l'épeautre
La géographie
de la culture de l'épeautre est difficile à établir,
car il s'agit d'une culture relique, qui n'est pas distinguée
du blé tendre dans les statistiques. Un de ses bastions est les
Ardennes belges avec 10 000 ha, mais on le trouve en Allemagne
(Hunsrück et Eifel), au Luxembourg, en Suisse, en Autriche, en
Roumanie (Transylvanie, Banat), en Espagne (Asturies), en Suède
(Gotland), en Turquie, au Caucase, en Asie centrale, en Iran et dans
les oasis d'Afrique du Nord.
En France, il est
cultivé en Alsace (alors que l'"épeautre" de
Provence est l'engrain, Triticum monococcum).
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