| Compléments à l'exposition Dictionnaire des mots-clefs |
L'enseignement gratuit et obligatoire permettra enfin de généraliser l'instruction aux paysans. Mais cela n'ira pas sans difficultés. Les instituteurs ruraux devront lutter contre l'absentéisme lié à la mise au travail des enfants dès leur plus jeune âge. Par cette action et par d'autres, les instituteurs ruraux joueront un rôle décisif dans l'évolution des campagnes.
Retour Index | Voir : Des sciences agronomiques à la pratique agricole
Dans le cadre des Empires coloniaux se développe une agriculture
spéculative dite " agriculture de plantation ",
régulée à l'échelle internationale
par les grands marchés et la loi du profit. Ainsi apparaît
une agriculture de masse, fondée notamment sur les plantes de la Découverte.
Les principales cultures de plantation sont les plantes à
fibres (coton, jute), à sucre (canne), à huile (arachide,
palmier à huile), les fruits tropicaux (banane), les stimulants
(thé, café, cacao), l'hévéa, etc.
Retour Index | Voir : Vers la mondialisation de l'économie
L'augmentation de la production au cours du XIXe siècle
résultat du jeu de la sélection artificielle (déf.),
des croisements (déf.), des progrès
de la nutrition (déf.) animale
et végétale, de la protection des espèces
contre les maladies et les ennemis des cultures et de façon
générale du développement scientifique.
Le développement de l'éducation et de la vulgarisation agricole
contribua au changement des mentalités et à l'avènement
de comportements plus rationnels des agriculteurs. Ainsi se réalisa
une nouvelle étape du développement culturel de
l'homme, dans lequel, pour la première fois dans l'histoire,
la science joua un rôle décisif.
La nouvelle agriculture (déf.)
triompha et, au-delà, le rapprochement de la science et
de la pratique conduira à un processus cumulatif, d'où
naîtra dans la seconde moitié du XIXe siècle,
une agriculture hautement productive.
Retour Index | Voir : Formation des sciences agronomiques | Des sciences agronomiques à la pratique agricole | Mise en uvre des nouvelles techniques agricoles
Les premiers aliments cuits sont probablement des graines grillées (céréales, châtaignes...), ou des tubercules et racines cuits dans la cendre, etc. Puis viennent les soupes, bouillies, galettes et le pain.
Retour Index | Voir : Avènement de l'aliment cuit
Aliments dont l'usage est facilité par des commodités de stockage, de conservation, de consommation, etc. L'aliment service réduit en général le temps de travail ménager. Il répond aux conditions objectives de la consommation dans notre société.
Retour Index | Voir : Formation et développement de l'agro-industrie
Aliments mis à la disposition du consommateur sur la table (ou au comptoir du restaurant libre-service). Ils suppriment totalement le travail alimentaire du consommateur. Ils sont liés au développement de la restauration, laquelle entraîne l'industrialisation totale de la chaîne d'opérations alimentaires.
Retour Index | Voir : Formation et développement de l'agro-industrie
Il aurait été utilisé vers le IIIe
millénaire en Europe, tiré par des bufs. L'araire
ne retourne pas le sol et laisse entre les sillons une crête
intouchée, nécessitant des passages croisés.
Ceci contribua à la formation de champs carrés.
L'araire fut perfectionné par l'usage de matériaux
de construction plus efficaces. A Sumer, il était muni
d'un soc de pierre. Le soc en fer se répandit à
la fin de l'âge des métaux.
Retour Index | Voir : Techniques agricoles et alimentaires, Araire dental
A la fin du XIXe siècle, les transports à courte distance sont toujours assurés par la traction animale (fiacre et voitures diverses). La bicyclette et la motocyclette précèdent la grande révolution de l'automobile. Mais la voiture à quatre roues, munie d'un moteur à essence, connaît un grand succès. Après la mise au point de la production en série par Henry Ford, l'automobile devient le symbole de la société de consommation de masse (déf.).
Retour Index | Voir : Révolution des transports
La substitution de la marine à voile par la marine à vapeur entraîna une baisse considérable du coût des frets maritimes. En 1860, pour transporter une tonne d'Australie à Liverpool, il en coûtait 600 F, en 1870 (...) il n'en coûtait plus que 56 F. Dès lors, le transport à longue distance de produits agricoles connaît une grande expansion.
Retour Index | Voir : Révolution des transports
Il est le mode de production qui se substitua au féodalisme (déf.). Il est caractérisé par des rapports déterminés entre les propriétaires des moyens de production et les salariés, apporteurs de leur force de travail. Le capitalisme industriel et libéral naît de la double révolution sociale et industrielle du XVIIIe siècle.
Retour Index | Voir : Evolution ou Révolution?
La domestication (déf.) se réalise dans plusieurs zones du monde dans les 10 000 ans précédant notre ère : Proche-Orient, Afrique, Chine septentrionale, Sud-Est asiatique et Pacifique Sud, Méso-Amérique et Amérique du Sud. Mais selon Harlan (Les plantes cultivées et l'homme, 1987), trois zones jouent un rôle fondamental dans la diffusion des plantes cultivées : le Proche-Orient, la Méso-Amérique et la Chine septentrionale.
Retour Index | Voir : Formation de l'agriculture | L'origine géographique de l'agriculture | Les principaux centres de première domestication | Les espèces fondatrices
Le centre du Proche-Orient est à la base de la formation de l'agriculture méditerranéo-européenne. Les espèces qui existaient à l'état spontané au Proche-Orient furent prédomestiquées dans une vaste zone centrée sur le croissant fertile, entre l'Euphrate et le Tigre, puis diffusées en Méditerranée et en Europe. On peut suivre et dater cette diffusion d'Est en Ouest : l'agriculture se développe en Grèce à peu près à la même époque qu'au Proche-Orient, elle gagna l'Europe méditerranéenne et l'Europe centrale respectivement par le courant méditerranéen et danubien entre -5200 et -4000 et enfin l'Europe de l'Ouest entre -4000 et -2800.
Retour Index | Voir : Formation de l'agriculture | L'origine géographique de l'agriculture | Les principaux centres de première domestication | Les espèces fondatrices | Techniques agricoles et alimentaires
Elles constituent à peu près partout la base glucidique des complexes alimentaires qui se forment au Néolithique (déf.). Inconnues à l'état spontané en Europe, elles sont pré-domestiquées au Proche-Orient (déf.) où elles étaient relativement abondantes dans certaines zones. Du Proche-Orient, elles sont transférées dans toute la zone Euro-Méditerranéenne. Les céréales anciennes sont les blés et les orges.
Retour Index | Voir : Formation de l'agriculture | L'origine géographique de l'agriculture | Les espèces fondatrices
Toutes les substances nourrissantes en un lieu donné ne sont pas consommées par l'homme, pour plusieurs raisons : parce que la prospections des espèces nourricières n'est pas achevée ou parce que, bien que nourrissantes, l'homme refuse de consommer certaines substances. Il refuse soit pour des raisons religieuses (le musulman ne consomme pas de porc), soit pour des raisons d'identité sociale (tabous respectés par des groupes sociaux) soit pour des raisons nutritionnelles (certains aliments sont réputés produire des effets néfastes). D'où la définition de l'aliment de J. Trémolières comme : une substance nourrissante, appétente (qui excite l'appétit) et qui est acceptée par le groupe social qui la consomme.
Retour Index | Voir : L'homme prédateur
Nous désignons ainsi l'ensemble des substances alimentaires nourrissantes, connues de l'homme en un lieu donné. La prospection des plantes nourrissantes a été pratiquées par les populations primitives à la recherche de leur nourriture.
Retour Index | Voir : L'homme prédateur
Elle est utilisée aux premiers siècles de notre
ère en Europe du Nord. La charrue est munie d'un coutre
qui fend le sol, d'un soc qui le découpe horizontalement
et d'un versoir qui le retourne. Elle peut être montée
sur roues et la profondeur du labour peut être réglée.
Au Moyen Age, les labours gagnent en rapidité et efficacité,
par le début de la substitution du cheval au buf
et le perfectionnement des attelages (collier, ferrure, attelage
en ligne).
Retour Index | Voir : Techniques agricoles et alimentaires
Au début du XIXe siècle, les transports
sont toujours en Europe à base de traction animale et de
navigation fluviale. Lents et difficiles, ils conviennent mal
aux transferts de denrées pondéreuses et périssables
que sont les produits alimentaires. La substitution de l'énergie
mécanique (machine à vapeur) à l'énergie
animale et naturelle révolutionne les transports.
En 1830, la ligne Manchester-Liverpool est inaugurée, et
en 1850 la Grande-Bretagne dispose déjà de 26000
km de voies ferrées. En 1870, le réseau français
a 17500 km de long et on met en chantier le réseau des
" petites lignes ", qui désenclave
les campagnes.
Retour Index | Voir : Révolution des transports
Les Cités-Etats se forment en Mésopotamie environ 3000 ans avant notre ère. Elles sont des lieux de pouvoir, d'accumulation de richesses, d'inégalité sociale. L'architecture (palais royaux, temples, riches demeures, entrepôts de stockage, notamment de céréales), et l'urbanisme (quartier central, résidentiel et populaire) marquent à la fois les fonctions et la structure inégalitaire des Cités-Etats. Celles-ci règnent sur une campagne plus ou moins importante produisant la nourriture nécessaire à la Cité.
Retour Index | Voir : Naissances des villages agraires, des villes...
La colonisation européenne se manifeste dès le XVe
siècle après la Découverte de l'Amérique.
Mais elle connaît son apogée à la fin du XIXe
siècle. Le 1er janvier 1877, la reine Victoria
est proclamée Impératrice des Indes, marquant ainsi
le triomphe de l'Empire colonial britannique. La France construit
le second empire colonial du monde. Elle s'installe en Afrique
du Nord, en Afrique noire et en Asie (Indochine). Vers 1910, la
domination mondiale des Européens était pratiquement
achevée.
Le bilan de la colonisation n'est pas aisé à entreprendre
et les avis sont partagés. Incontestablement, elle a facilité
les échanges à l'intérieur des Empires et
elle a eu d'importantes conséquences sur l'économie
agricole et alimentaire. Elle a contribué au développement
de la division internationale du travail agricole, de l'agriculture de plantation (déf.)
et de la concurrence entre produits tropicaux et tempérés.
Elle a facilité les migrations de population (déf.)
et les transferts de technologie. Finalement elle a contribué
à la diversification alimentaire.
Retour Index | Voir : Vers la mondialisation de l'économie
Les plantes fondatrices de l'agriculture méditerranéo-européenne comportent des plantes riches en glucides (céréales), en protides (légumineuses) et en lipides (plantes riches en matières grasses). Ces plantes sont complétées par les produits de l'élevage (lait, viande). L'agriculture et l'élevage coexistent longtemps avec la cueillette et la chasse, contribuant ainsi à une très grande diversité alimentaire.
Retour Index | Voir : Les espèces fondatrices
Pour se nourrir, l'homme a besoin de consommer des aliments qui
contiennent des nutriments ou substances nourrissantes.
Les nutriments sont des glucides (hydrates de carbone, ou sucres),
des protides (matières azotées) et des lipides (matières
grasses), ainsi que des micro-nutriments (minéraux, vitamines)
et des fibres.
Les besoins nutritionnels de l'homme sont calculés par
les nutritionnistes. C'est ainsi qu'en Europe, la ration moyenne
conseillée est de 2500 calories comprenant 55% de glucides,
15% de protides et 30% de lipides.
Nous appelons " complexes vivriers " la combinaison des espèces cueillies, chassées, pêchées, ou cultivées et élevées, en vue de procurer à l'homme une alimentation nutritionnellement satisfaisante et équilibrée.
Très tôt, les hommes ont combiné les espèces nourricières pour atteindre ce résultat.
Retour Index | Voir : L'homme prédateur
Société de consommation de masse s'oppose à
société de pauvreté de masse.
Dans la société de pauvreté de masse, le
niveau moyen de consommation est faible et la quasi totalité
des consommateurs consomme peu.
Dans la société de consommation de masse, le niveau
moyen de consommation est très élevé et la
quasi totalité de la populatin a un niveau de consommation
très élevé.
La société de consommation de masse résulte
à la fois de la hausse du pouvoir d'achat (déf.)
et des luttes sociales pour un meilleur partage des gains de productivité.
La consommation de masse rend possible la constitution de grands
marchés (hyper et super marchés), mais elle n'est
pas une société égalitaire.
Retour Index | Voir : Avènement de la société de consommation de masse
L'homme utilise d'abord tous les emprunts qu'il peut faire à la nature pour contenir et pour cuire. On peut faire cuire l'animal dans sa peau, le mollusque dans sa coquille et des mélanges d'aliments dans des carapaces. Mais le pot est véritablement l'instrument qui facilite et développe les techniques culinaires.
Retour Index | Voir : Pots et contenants
La sélection artificielle (déf.) repose sur un choix raisonné des reproducteurs, en vue d'améliorer les variétés et les races en fonction des objectifs économiques de l'homme.
Les croisements entre deux lignées parentales génétiquement différentes permettent la création de nouvelles variétés et de nouvelles races d'animaux.
Retour Index | Voir : Formation des sciences agronomiques
La croissance économique de longue durée naît de la conjonction des révolutions et réformes sociales, de la révolution agricole et de la révolution industrielle. Elle est caractérisée par une croissance du produit intérieur brut (ou valeur créée) par habitant. La richesse augmente et la société sort de la pauvreté de masse pour atteindre, après une longue période de transition la société de consommation de masse.
Il en résulte de très nombreuses conséquences pour l'agriculture et l'alimentation qui conduisent au modèle agro-industriel.
Retour Index | Voir : Evolution ou Révolution?
Selon Lévi-Strauss, le cru est un aliment naturel, le cuit
est un aliment culturel. Cuire, notamment à la chaleur
humide, c'est aussi mélanger, assaisonner, parfumer ;
c'est la possibilité de produire des couleurs, des odeurs,
des saveurs qui ne sont pas dans la nature.
Cuisiner est un acte culturel fondamental.
Retour Index | Voir : Avènement de l'aliment cuit
Il y a plusieurs façons de cuire : à la flamme sèche, à la braise, sous la cendre, sur des pierres chaufées, à l'étouffée, dans l'eau chauffée avec des pierres chaudes ou dans un récipient allant au feu. Selon J. Barrau : Dans cette longue histoire des techniques alimentaires, une étape importante fut franchie quand ces hommes (...) inventèrent la cuisson à la chaleur humide. Elle permit une diversification accrue des mets et des saveurs, ainsi qu'une possibilité accrue de mélanges d'aliments dans une même cuisson.
Retour Index | Voir : Avènement de l'aliment cuit
Le grand progrès de l'âge agricole est lié à la domestication des animaux, et à l'utilisation de l'énergie animale pour tirer chars et chariots, araires et charrues. L'Egypte et la Mésopotamie ne semblent pas avoir utilisé l'animal pour le travail des champs avant 4000 avant notre ère et l'Europe du Nord-Ouest pas avant 2500 avant celle-ci. Les premiers animaux domestiques, tels que bufs, vaches et ânes furent peu à peu utilisés pour le portage, puis pour la traction des premiers instuments aratoires : l'araire (déf.) puis la charrue (déf.), ainsi que la herse.
Retour Index | Voir : Formation de l'agriculture | Techniques agricoles et alimentaires
Elle a pour base exclusive l'énergie humaine et l'outil. L'homme utilise toutefois le feu pour défricher en vue d'ensemencer, ou pour faciliter l'accès des animaux aux pâturages.
Retour Index | Voir : Formation de l'agriculture
| Techniques agricoles et alimentaires
L'archéologie préhistorique est la base de la connaissance des sociétés préhistoriques. La poterie (déf.), facile à modeler et présentant de nombreuses fomes et décorations diverses, étant en outre de conservation facile, permet de classer les groupes culturels anciens. On peut ainsi repérer différentes cultures archéologiques ainsi que certaines successions culturelles.
Retour Index | Voir : Pots et contenants
Une façon expressive de caractériser les systèmes
alimentaires consiste à calculer comment se répartissent
les dépenses du consommateur. Au niveau du complexe de
production alimentaire, on peut calculer la part de la valeur
créée par l'agriculture et les industries alimentaires (déf.).
En Occident, la part des industries alimentaires est égale
ou supérieure à celle de l'agriculture. On peut
aussi calculer la répartition de la dépense sur
toute la chaîne alimentaire.
En France, lorsque le consommateur dépense 100 F, l'agriculture
reçoit environ 25 F, les industries alimentaires 25 F,
la distribution 30 F et les industries liées (fournissant
les instruments de production au secteur alimentaire) 20 F.
L'agriculture demeure la base irremplaçable de la production
alimentaire, mais sur cette base, s'est construite une superstructure
industrielle et commerciale dont l'importance économique
est fortement prépondérante.
Retour Index | Voir : Formation et développement de l'agro-industrie
La révolution urbaine déplace le centre du développement culturel. C'est en courant derrière sa nourriture que l'homme s'était développé culturellement et avait construit ses premières formes d'organisation sociales. L'agriculture étant maintenant fortement implantée, la ville (déf.) est le nouveau lieu de l'innovation. A Sumer s'invente l'écriture, et cette invention est suivie de beaucoup d'autres. Le temps n'est pas loin, où les paysans, asservis, seront regardés comme des ignorants par la société dominante et par les urbains.
Retour Index | Voir : Naissances des villages agraires, des villes...
Elle est l'acte fondamental du passage de l'âge pré-agricole à l'âge agricole. La longue période pré-agricole a appris à l'homme les espèces alimentaires. En fonction des possibilités de domestication et des " avantages relatifs " des espèces domesticables, il soumet certaines de ces espèces à ses objectifs, et fonde " l'économie domestique ". Les espèces domestiquées sont intégrées à la maison (déf.) qui devient le cadre de vie et de production de l'unité sociale de base.
Retour Index | Voir : Formation de l'agriculture, | Carte des centres de première domestication | Les espèces fondatrices
Cette expression est due à Fernand Braudel. Elle signifie un ensemble de pays liés entre eux par des relations d'échanges définis sous l'impulsion de puissances dominantes. Economie-monde, ou économie de vastes ensembles, ne se confond pas avec économie mondiale. La première grande économie-monde européenne se forma sous l'implusion de l'Espagne, par la découverte de l'Amérique. Le besoin de main d'uvre entraîna l'esclavage et le commerce triangulaire (Europe, Afrique,, Amérique, Europe). La Hollande, puis l'Angleterre, se substituèrent successivement à l'Espagne comme puissance dominante.
Retour Index | Voir : Les plantes de la Découverte
Les engrais sont des matières fertilisantes dont la fonction principale est d'apporter aux végétaux des éléments qui leur sont directement utiles. Ils participent plus ou moins rapidement à la nutrition (déf.) des cultures en fournissant des éléments fertilisants majeurs (azote, potassium, phosphore), secondaires (calcium, souffre, magnésieum, sodium,...) et des oligo-éléments.
Retour Index | Voir : Formation des sciences agronomiques
Peu à peu un enseignement à trois degrés
(local, régional, et national) se développe dans
le plupart des pays d'Europe à la fin du XIXe
ou au début du XXe siècle.
L'enseignement supérieur était destiné à
la formation des cadres de l'agriculture et des grands exploitants.
En France, sous l'influence des physiocrates furent créées,
dès la fin du XVIIIe siècle, les Ecoles
vétérinaires de Lyon puis d'Alfort et au cours du
XIXe siècle les " Ecoles d'agriculture "
de Grignon, Rennes et Montpellier. En 1876, L'Institut National
Agronomique fut définitivement créé. L'Université
créa les Instituts Agricoles de Nancy (1901) et de Toulouse
(1909).
L'enseignement agricole à l'intention des agriculteurs
ne prendra un réel essor qu'après la dernière
guerre mondiale.
Retour Index | Voir : Des sciences agronomiques à la pratique agricole
En 1810 en Angleterre, les trois-quarts de la population agricole ne savait pas lire et la situation était pire en France. Les physiocrates, qui voulaient répandre la nouvelle agriculture (déf.), déposèrent dès 1764 un projet prévoyant de créer un enseignement dans les 30000 paroisses rurales, mais sans succès. Ce n'est que vers la fin du XIXe siècle, que les partisans d'une société républicaine et démocratique parvinrent à fonder un enseignement laïque, gratuit et obligatoire (Jules Ferry, 1881).
Retour Index | Voir : Des sciences agronomiques à la pratique agricole
Au stade de l'agro-industrie, même les ménages " s'industrialisent ". Réfrigérateurs, congélateurs, machines à laver, robots ménagers, fours à micro-ondes, etc. sont à la fois des symboles de l'industrialisation des chaînes alimentaires et des sociétés de consommation de masse (déf.).
Retour Index | Voir : Formation et développement de l'agro-industrie
La mécanisation (déf.) systématique des opérations agricoles s'avéra d'autant plus nécessaire que le développement industriel nécessitait la création d'emplois et offrait des débouchés aux agriculteurs. Partout en Europe, la population agricole diminua à des rythmes variables selon les pays. La décroissance fut rapide au Royaume-Uni, premier pays industrialisé et disposant d'exploitations relativements grandes, plus faciles à mécaniser. La baisse fut plus lente dans les pays du sud, mais un rattrapage s'est produit ces dernières années.
Retour Index | Voir : Mise en uvre des nouvelles techniques agricoles
La création de nouvelles variétés implique de tester leurs avantages par une expérimentation rigoureuse. Leur supériorité par rapport à des variétés couramment cultivées étant démontrée, la création de champs de démonstration dans le cadre des communautés rurales, permettent aux agriculteurs de visualiser leurs avantages et de les adopter plus facilement.
Retour Index | Voir : Des sciences agronomiques à la pratique agricole
Il est entendu ici comme se rapportant à un mode de production, le mode féodal caractérisé par des rapports déterminés entre seigneurs et serfs. Ce mode qui triomphe au Moyen Age décline dès la fin de celui-ci avec le développement des monarchies absolues et des Etats centralisés, ainsi qu'avec le déclin du servage.
Retour Index | Voir : Formation et développement de l'agriculture | Evolution ou Révolution ?
Signifie un feu maîtrisé permettant le passage de
l'aliment cru à l'aliment cuit et le rassemblement d'un
groupe social autour du foyer (déf).
Quand apparaît le feu domestique ?
Il y a environ 1,5 million d'années en Chine selon Farb
et 500000 ans en France selon C. Perlès.
Retour Index | Voir : Avènement de l'aliment cuit
Il est le lieu du feu domestique (déf.) et son organisation est caractéristique d'un état culturel. Le feu domestique fait naître de nouvelles activités : organisation du foyer, entretien du foyer, collecte de combustibles, fabrication de fours et de contenants (déf.), préparation des aliments et cuisson (déf.). Ces nouvelles activités sont souvent à la charge de la femme qui devient nourricière du groupe social de base. La femme au foyer pourrait être un très vieux slogan...
Retour Index | Voir : Avènement de l'aliment cuit, | Naissances des villages agraires, des villes...
C'est la partie de la médecine humaine et de la médecine animale qui étudie les moyens propres à conserver la santé. Plus généralement, elle concerne la protection des espèces vivantes. Elle comporte la lutte contre les ennemis de la production : maladies et insectes.
Les travaux de Pasteur (1822-1895) devaient avoir de nombreuses applications dans le domaine des maladies microbiennes (peste bovine, charbon des ovins, choléra des poules, maladie des vers à soie, etc...).
Retour Index | Voir : Formation des sciences agronomiques
L'industrialisation des activités de transformation des
matières premières alimentaires va se réaliser
par introduction de nouvelles techniques (conservation, concentration,
substitution, etc.) et par un double glissement des activités
agricoles et domestiques vers les industries alimentaires.
En 1804, Nicolas Appert (1749-1841) met au point la conservation
des aliments par stérilisation et la première usine
de conserve est construite en France vers 1860. Pasteur donne
une base scientifique à la stérilisation, et la
pasteurisation connaîtra de nombreuses applications. Vers
le milieu du XIXe siècle, Nestlé fabrique
du lait concentré, Liebig des extraits de viande et des
bouillons concentrés, et Mège Mouriès met
au point la fabrication de la margarine en 1869.
Peu à peu les produits agro-industriels se substituent
aux produits agricoles (ex. : beurre dit " industriel "
se substituant au beurre " fermier "), et
plus récemment les aliments-services (déf.)
permettront de réduire les activités domestiques
(aliments préparés, pré-cuits, cuisinés).
Les industries alimentaires connaîtront ainsi un important
développement.
Retour Index | Voir : Formation et développement de l'agro-industrie
L'agriculture implique la substitution des instruments de production
à ceux d'acquisition (déf.).
Certains outils peuvent cependant être utilisés pour
l'acquisition comme pour la production. Il en est ainsi du bâton
à fouir qui peut servir à déterrer des plants
spontanés comme à replanter, ou de la faucille utilisée
pour la récolte des céréales spontanées
comme cultivées. La bêche, la houe, les couteaux
de récolte sont des outils typiques de l'agriculture manuelle (déf.).
Mais les outils sont d'une grande diversité, reflétant
les matériaux de construction disponibles, les types d'agricultures
et de productions, les manieurs d'outils (hommes et femmes). La
lecture de l'outil doit tenir compte de tous ces facteurs de diversification.
Retour Index | Voir : Techniques agricoles et alimentaires
Le libre-échange est d'abord une théorie selon laquelle
les pays ont avantage à ouvrir leurs frontières
et à faciliter le commerce international.
Le libre-échange est aussi une politique qui a triomphé
en Europe, sous l'impulsion de l'Angleterre, dans la seconde moitié
du XIXe siècle. Le libre-échange a considérablement
facilité l'expansion du commerce international. Cependant
la grande dépression agricole de 1880 à 1900 entraîna
le retour de certains pays au protectionnisme.
Retour Index | Voir : Vers la mondialisation de l'économie
Au début de l'agriculture et de l'élevage, la vie s'organise au sein de maisons (domus en latin), centre d'une unité de production (et d'acquisition) et de consommation, à laquelle sont rattachés un espace productif et des espèces domestiquées. La maison est le lieu de rassemblement des personnes qui constituent l'unité socio-économique de base (famille élargie, domestiques), et souvent des animaux. Elle est aussi le lieu de stockage de moyens de production et de produits et aliments, ainsi que le lieu d'activités alimentaires et artisanales.
Retour Index | Voir : Naissances des villages agraires, des villes...
Attelée (déf.), car l'animal demeure la source principale d'énergie jusqu'au milieu du XXe siècle ; mécanisée car peu à peu s'imposa la mécanisation de tous les travaux agricoles mécanisables compte tenu du développement technique. Ainsi se développa l'usage du semoir, de la faucheuse, de la faneuse, etc... L'agriculture de la fin du XIXe siècle utilisa la machine à vapeur, le moteur à explosion et les premières applications de l'électricité. Ces énergies auxiliaires facilitèrent les battages et les travaux quotidiens (écrémage, barattage). Mais ce n'est que dans la seconde moitié du XXe siècle que l'agriculture motorisée s'imposera.
Retour Index | Voir : Techniques agricoles et alimentaires | Mise en uvre des nouvelles techniques agricoles
L'Europe du XIXe siècle a été le champ du plus important mouvement migratoire que l'histoire ait connu. De 1815 à 1915, environ 46 million d'européens ont migré outre-mer et environ 20 millions de 1920 à 1970 (P. Bairoch). La conquête des pays jeunes (déf.) et la colonisation (déf.), mais aussi le goût de l'aventure et la recherche d'une vie meilleure expliquent l'importance des migrations de populations européennes.
Retour Index | Voir : Vers la Mondialisation de l'économie
Le développement des sciences et de leurs applications,
celui de la formation et de l'information
et la supériorité démontrée des nouvelles techniques
contribuèrent à la croissance de la production agricole.
Mais cette croissance résulta aussi de la forte motivation
à produire générée par l'exploitation
familiale.
La nouvelle agriculture (déf.)
substitua en effet l'exploitation familiale de polyculture et
d'élevage au vieux système agro-pastoral fondé
sur la séparation de l'agriculture et de l'élevage.
La production s'intensifia (suppression de la jachère,
introduction des fourrages dans l'assolement) et devint plus exigeante
en travail. La famille agricole ne compta ni son temps, ni
sa peine et, selon Marx, s'auto-exploita. Heureusement,
la mécanisation (déf.)
vint alléger le travail manuel et sa pénibilité.
Retour Index | Voir : Mise en uvre des nouvelles techniques agricoles
Dans la zone méditerranéo-européenne, la pré-domestication des espèces intervient au Proche-Orient (déf.). Les changements qui se produisent alors dans cette zone donnent naissance à une nouvelle civilisation dite du Néolithique. Cette civilisation est caractérisée par l'usage de la pierre polie, la domestication (déf.), le développement de l'économie domestique, la substitution des outils de production aux outils d'acquisition (déf.)
Retour Index | Voir : Formation de l'agriculture, La meule à grains
Le nombre d'habitants par actif agricole est un indicateur de l'évolution de la productivité du travail lorsque la balance commerciale agro-alimentaire est équilibrée. Entre 1850 et 1950, ce nombre passe de 4 à 25 en Angleterre, et de 3 à 6 en France. Mais l'Angleterre était fortement importatrice de denrées alimentaires alors que la France équilibrait à peu près sa balance commerciale agricole. En France, en 1980, le nombre d'habitant par actif agricole est de l'ordre de 45 et notre pays est devenue le second exportateur agricole du monde.
Retour Index | Voir : Mise en uvre des nouvelles techniques agricoles
L'objectif de la révolution agricole est d'augmenter la
production de céréales, qui constituent alors la
base de l'alimentation, et de diversifier celle-ci en introduisant
dans l'assolement la pomme de terre et le maïs, plantes de la Découverte.
Pour cela, il faut davantage de fumier et donc plus d'animaux
et de fourrages, ce qui peut être obtenu en introduisant
ceux-ci dans l'assolement et en supprimant la jachère.
La nouvelle agriculture intègre donc la culture et l'élevage
au sein d'un nouveau système de production dit de " polyculture
et d'élevage ", qui se substituera au vieux système
agro-pastoral formé au Néolithique (déf.)
et fondé sur la séparation de l'agriculture et de
l'élevage.
Retour Index | Voir : Evolution ou Révolution? | Des sciences agronomiques à la pratique agricole | Avènement de la société de consommation de masse
La nutrition est l'ensemble des processus d'assimilation qui ont lieu dans un organisme vivant et lui fournissent l'énergie vitale nécessaire.
Les sciences de la nutrition se développent avec la chimie dont Lavoisier est le père (1743-94). Les agronomes développèrent et enseignèrent la " chimie agricole ". Mais la compréhension de la nutrition des plantes et la définition des nouvelles règles de la fumure demandèrent de longs travaux et le développement de l'expérimentation. En 1840, Justus Liebig fit sensation en développant une théorie selon laquelle la nourriture des plantes dépend exclusivement des éléments minéraux. La thèse était excessive, mais devait jouer un rôle décisif dans la production et l'usage d'engrais chimiques (déf.).
Les animaux incapables de réaliser la synthèse de la matière organique à partir du gaz carbonique doivent puiser la matière organique dans le milieu extérieur. Les systèmes de cultures fourragères ont pour objectif de fournir cette matière en abondance aux animaux domestiques.
Retour Index | Voir : Formation des sciences agronomiques
Nous appelons ainsi les outils de l'âge pré-agricole qui facilitent la collecte des aliments sauvages. Il en est ainsi du bâton à fouir, des gaules, des râteaux pour la collecte des végétaux, des harpons et hameçons pour la pêche, des javelots, des pièges et des outils à tuer pour la chasse.
Retour Index | Voir : L'homme prédateur | Formation de l'agriculture | Techniques agricoles et alimentaires
Ainsi sont désignés au XIXe siècle des pays comme les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, etc., qui offrent des possibilités de migrations (déf.) et de développement. Ces pays connaissent une extraordinaire expansion de la production agricole : la surface cultivée en blé passe aux Etats-Unis de 2 à près de 6 millions d'hectares entre 1880 et 1900 ; le troupeau ovin australien passe de 23 millions de têtes en 1861 à 106 millions en 1891. Ces pays, encore peu peuplés, exportent une partie de leur production vers l'Europe.
Retour Index | Voir : Vers la mondialisation de l'économie
Nous appelons ainsi les plantes transférées à
la suite de la découverte de l'Amérique par Christophe
Colomb en 1492. Ce transfert n'est qu'un cas particulier d'un
phénomène constant lié à l'histoire
générale.
Au Néolithique (déf.),
le transfert des espèces prédomestiquées
au Proche-Orient (déf.)
jette les bases de la première grande révolution
alimentaire mondiale.
Les conquérants romains, puis arabes, et les envahisseurs
barbares véhiculent avec eux leurs espèces alimentaires
et leurs modèles de consommation.
Les croisades tranfèrent en Occident les plantes venues
d'Orient (riz, mûrier et ver à soie, canne à
sucre (à Chypre) et coton (sud de l'Espagne)).
Mais la seconde grande révolution alimentaire de l'Europe
fut celle des plantes de la Découverte.
Retour Index | Voir : Les plantes de la Découverte
Les poteries sont des récipients en pâte argileuse
cuite. La présence de poteries est affirmée au Proche-Orient
vers -6500 ans. Il est évident que les poteries peuvent
être utilisées pour faire cuire ou cuisiner des aliments
sauvages, mais il semble que c'est avec le développement de l'agriculture
que la production de poterie prend de l'importance.
L'homme utilise d'autres contenants. Le verre fut utilisé
pour fabriquer des flacons, et plus tard le bois pour fabriquer
le tonneau gaulois.
La période agro-industrielle
voit le triomphe du contenant sous toutes ses formes par utilisation
de matériaux très divers.
Retour Index | Voir : Pots et contenants
Le pouvoir d'achat dépend du rapport entre le niveau général
des prix (p) et celui du revenu du consommateur (r) tel que :
pa=r/p.
Si le niveau général des prix s'élève,
comme dans le cas d'un processus inflationniste, celui du revenu
demeurant constant, il en résulte une perte de la capacité
d'achat.
Si le niveau général des prix diminue, par suite
des gains de productivité et de la concurrence, il en résulte
une augmentation de la capacité d'achat du consommateur.
Retour Index | Voir : Avènement de la société de consommation de masse
La Préhistoire correspond à la période du temps humain (déf.) pendant laquelle on ne dispose d'aucun document écrit. Nos connaissance de cette période sont fondées principalement sur l'archéologie. Celle-ci est basée sur la collecte des objets et des indices qui permettent de caractériser des modes de vie et des " états culturels ".
Retour Index | Voir : L'homme prédateur | Avènement de l'aliment cuit | Pots et contenants
La ville (déf.) définie par
la division du travail, ne peut se développer que si la
productivité de la terre et du travail agricole atteignent
des seuils tels que cette productivité permette de nourrir
à la fois les agriculteurs et les non-agriculteurs.
Par exemple, si la population urbaine représente 10% de
la population totale, et si les actifs agricoles représentent
50% de la population agricole, chaque actif devra faire vivre
100/45=2,2 personnes. La ville ne peut se développer sans
croissance de la productivité du travail agricole.
Retour Index | Voir : Naissances des villages agraires, des villes...
L'importation de coton, matière bon marché et facile à travailler, facilite l'expansion de l'industrie textile qui bénéficie de la mécanisation. Vers le milieu du XIXe siècle, les plantations américaines fondées sur l'esclavage fournissent les 5/6 de la production mondiale. Les cotonnades représentent alors la moitié des exportations anglaises. En un siècle, la valeur d'un tissu de coton, exprimée en or, est divisée par cent.
Retour Index | Voir : Evolution ou Révolution ?
Dans la période pré-agricole, les espèces cueillies et chassées évoluent en dehors du contrôle de l'homme, bien que les prélèvements sur la nature puissent avoir des effets sur les cycles de vie d'espèces concurrentes. Dans la longue période pré-agricole, le climat change plusieurs fois. Darwin (1809-1882), père de l'évolutionnisme, expliqua que seules les espèces les plus aptes peuvent résister au changement de climat et au manque de nourriture. C'est sur la base des espèces survivantes que s'effectua la domestication (déf.). L'homme substitua alors à la "sélection naturelle " la sélection artificielle et subordonna les espèces à ses objectifs économiques. A la sélection artificielle s'ajouta le transfert d'espèces qui contribua fortement à l'évolution de la base agricole.
Dans le domaine végétal, la sélection devient très tôt nationale puis internationale. Dès 1850, les variétés anglaises envahissent le continent. En France, la famille de Vilmorin crée de nouvelles variétés et les diffuse avec succès.
Dans le domaine animal, le standard définit l'idéal attendu d'une race d'après les caractères visibles de l'animal. Des groupes d'éleveurs se constituent dès le XVIIIe siècle en Angleterre et au XIXe siècle en France, pour créer et gérer les livres généalogiques.
Le processus de transformation des espèces a été mis en uvre par les paysans depuis le début de l'agriculture, mais au XIXe siècle, la base de cette transformation s'appuie sur la recherche scientifique qui prépare l'accélération de la science et de la production au XXe siècle.
La théorie néo-darwiniste, dite aussi " théorie synthétique de l'évolution " soutient que le changement des espèces est d'ordre génétique, qu'il est le fait de mutations et que celles-ci sont transmissibles. La biologie moléculaire a montré le rôle de l'information génétique localisée dans la séquence ADN. L'ingénierie génétique ouvre de remarquables perspectives. Dans le domaine de l'amélioration animale, l'insémination artificielle et la culture in vitro d'embryons constituent de nouveaux moyens de progrès.
L'évolution des techniques ne va pas sans poser de graves problèmes : elle entraîne notamment la réduction du nombre d'espèces utilisées pour nous nourrir. Trois espèces végétales fournissent 41% de la production agricole mondiale et neuf espèces environ les 2/3 de la production mondiale. Il en résulte une perte de la diversité biologique.
Retour index | Voir : Formation des sciences agronomiques
Très tôt, les puissants et les riches comprennent que posséder la terre, c'est " tenir les paysans ". Les paysans sont soumis aux trois pouvoirs : public (par la fiscalité et les corvées), religieux (par le tribut payé au temple), privé (par le tribut payé aux propriétaires de la terre). Ainsi se forme une propriété dominante, qui soumet les terres et les paysans, s'assurant ainsi un approvisionnement alimentaire privilégié et des sources de puissance et de gloire. La hiérarchie sociale sera longtemps fondée sur la hiérarchie foncière.
Retour Index | Voir : Naissances des villages agraires, des villes...
Nous appelons temps humain celui correspondant à la vie
de l'homme sur la Terre.
Selon Yves Coppens (Le Singe, l'Afrique et l'Homme, Fayard,
1983), cette période aurait une durée d'environ
3 millions d'années. Ce temps englobe les trois âge de l'alimentaire :
Retour Index | Voir : Introduction | L'âge pré-agricole | L'âge agricole | L'âge agro-industriel | L'homme prédateur
La révolution de la marine à vapeur est complétée par celle du froid. En 1876, le français Charles Tellier, transporta à bord de son bateau Le Frigorifique, une cargaison de viande de Buenos-Aires à Rouen. Le transport de viande vers l'Europe prend une grande importance et les flottes de pêche s'équipent de machines frigorifiques. Le volume des transports maritimes passe de un million de tonnes en 1788 à cinq en 1861 et à douze en 1913.
Retour Index | Voir : La révolution des transports
L'introduction de la culture attelée (déf.) marque le début de la croissance de l'énergie auxiliaire utilisée par l'homme et le développement des forces productives. La puissance énergétique de l'homme sera encore accrue par l'utilisation des énergies naturelles : le vent pour propulser les bateaux et faire tourner les moulins à vent, l'eau courante pour l'usage des moulins à eau. Ces énergies naturelles permettront la mouture des céréales, mais seront aussi à la base du développement des premières formes d'industrie.
Retour Index | Voir : Techniques agricoles et alimentaires
Ils regroupent généralement un petit nombre de maisons (déf.)
d'agriculteurs. Le village agraire témoigne d'une vie collective
(maison commune, puits collectif), d'actions de protection (fortifications),
de solidarité (entraide), de conviviallité (fêtes).
Ni l'archéologie des villages, ni celle des tombeaux, ne
permettent d'affirmer l'existence de classes sociales.
Retour Index | Voir : Naissances des villages agraires, des villes...
Elles sont caractérisées par la division sociale du travail et généralement par une forte prédominance des non-agriculteurs (administration, commerce, artisanat). L'archéologie des villes et des tombeaux montre qu'elles sont des lieux d'inégalités sociales.
Retour Index | Voir : Naissances des villages agraires, des villes...
A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, dans de nombreux pays d'Europe, l'Etat prit l'initiative de créer des services de vulgarisation à l'intention des agriculteurs. Ces services, par des conférences, l'organisation de champs de démonstration (déf.), des articles, des " cours d'hiver ", contribuèrent à diffuser et à démontrer la supériorité des " bonnes techniques ". Simultanément, les firmes d'engrais chimiques (déf.), de produits phytosanitaires, de sélection (déf.), de machinisme agricole, etc..., développèrent une propagande commerciale active en faveur de leurs produits.
Sociétés d'agriculture et " comices agricoles " encouragèrent rendements et qualité, notamment par la généralisation des concours agricoles.
Retour Index | Voir : Des sciences agronomiques à la pratique agricole