Gaston Bivina
    Dictionnaire des mots-clefs

    C
    Cultures pérennes | Cultures vivrières
    E
    Economie coloniale
    M
    Marché international
    P
    Produits tropicaux

    C

    Cultures pérennes

    Ce sont les cultures qui, mises en terre, ont une durée de vie de plus d'une année et plusieurs fructifications. L'exemple caractéristique est celui de l'arbre d'un verger : planté une fois, il donne périodiquement des fruits. Pour l'agriculteur, cette caractéristique en fait non seulement une culture mais un capital, une espèce de "caisse d'épargne" qui donne régulièrement ses intérêts (les fruits).

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    Cultures vivrières

    Il faut ici comprendre que ce terme introduit l'idée de plantes qui peuvent à la fois se vendre mais aussi être auto-transformées puis auto-consommées par le producteur. Ainsi, en période de manque d'argent ou de difficulté de vente, l'agriculteur peut toujours assurer sa survie alimentaire.

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    E

    Economie coloniale

    Historiquement datée, le concept de "colonie" a abouti à la mise en place d'un réseau d'échange spécifique où le centre de l'empire colonial (français, belge, anglais, hollandais...) avait un pouvoir administratif direct pour planifier des programmes de production dans ses "colonies". Dans une logique hiérarchique, ces centres privilégiaient leurs besoins économiques parfois au détriment de ceux des populations des pays colonisés. Ceci a créé des réseaux d'échange, non fondés sur la proximité ou la complémentarité économique des voisinages mais sur des "réseaux d'échanges liant les centres à leurs colonies". Lors de la période de décolonisation (des années 1950 aux années 1970), ces accords commerciaux ont été progressivement arrêtés. Les anciens pays colonisés ont dû rejoindre les marchés internationaux, c'est-à-dire s'adapter, dans une atmosphère particulièrement concurrentielle, aux demandes de nouveaux clients, de nouveaux pays.

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    M

    Marché international

    Initialement "le marché" était un espace physique où avait lieu l'échange entre une denrée et sa contrepartie monétaire. La "place du Marché" de certains bourgs illustre cette définition. Avec le développement géographique des échanges et des circuits de l'information, le marché est devenu un lieu théorique où l'offre est confrontée à la demande. Les négociations portent à présent sur des accords entre un vendeur et un acheteur sans que l'un et l'autre n'échangent physiquement une denrée. Ce sont les contrats qui sont négociés dans le cadre des "bourses de commerce". Pour garantir le respect des règles commerciales, les transactions sont faites par des intermédiaires spécialisés et par les agents des grandes sociétés de négoce international. Proches de l'information sur l'évolution des cours des denrées et des devises, ils sont les mieux placés pour anticiper une variation des prix et en tirer avantage. Les principales bourses de référence sont situées aux Etats-Unis, en Angleterre, au Japon. Certaines nouvelles places apparaissent comme SINGAPOUR. La majorité des pays tropicaux est peu formée à ces formes de transactions dont, pourtant, leur sort économique peut dépendre.

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    P

    Produits tropicaux

    Dans le contexte de l'exposition d'Agropolis-Museum, la formule produits tropicaux est restreinte aux produits agricoles et plus particulièrement à ceux qui ne sont cultivés à grande échelle que dans la zone intertropicale. Cette situation n'est cependant pas absolument fixée car les progrès de la génétique peuvent s'appliquer à "acclimater"une plante dont le bassin écologique initial était celui des tropiques. On peut ainsi citer la pomme de terre et le maïs qui font à présent parti de nos paysages agraires français.

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