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INTRODUCTION
A part quelques remarques d'ordre éditorial, j'aurais pu,
à la rigueur, me dispenser de rien ajouter aux observations
si claires et si justes placées par mon père en
tête des " MEILLEURS
BLÉS ".
Il me semble pourtant que j'ai un devoir de piété
filiale à remplir envers celui dont j'ai l'honneur de continuer
les travaux, et à qui sont dus, pour une large part, les
progrès énormes faits par la culture du Froment
dans les trente dernières années.
Après avoir été un ardent protagoniste du
Blé de Bordeaux, qui avait à peine fait ses preuves
lors de la publication des " MEILLEURS BLÉS "
en 1880, mon père découvrit les mérites et
signala l'importance du Japhet et du Gros bleu. Mais son oeuvre
capitale, celle qui lui vaudra un titre éternel à
la reconnaissance des agriculteurs français, a été
la production, par hybridation méthodique, de races merveilleusement
adaptées à notre climat : Dattel, Bordier, Massy,
Trésor, Bon Fermier, etc.
Il avait compris combien la sélection dans la variété
donne, chez les Froments, des résultats lents et incertains,
tandis qu'il voyait dans les croisements le moyen de réunir
dans un même type des qualités appartenant à
deux parents et de créer ainsi des races nouvelles et parfaitement
caractérisées. Je n'ai pas besoin de rappeler à
quel point il a réussi, ni l'important rôle qu'ont
joué ses hybrides dans le développement de la culture
intensive.
Ses hybrides, ainsi que les variétés introduites
et propagées par lui, sont en grande partie responsables
de ce fait : que la culture française (protégée
il est vrai par une barrière douanière) est arrivée
à produire en année moyenne le blé nécessaire
à la consommation du pays.
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